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Dents de sagesse

Dents de sagesse

Que sont les dents de sagesse?

Les dents de sagesse sont en fait les troisièmes molaires de notre dentition comptant un total de 32 dents permanentes ou adultes. Ces dents, en général, débutent leur éruption dans la cavité buccale entre 14 à 25 ans. Par contre, dans une grande majorité de la population, ces dents se manifestent que partiellement dans la bouche (dite dent semi-incluse) ou demeure sous la gencive (dite dent incluse).

Certaines personnes peuvent manquer une ou plusieurs dents de sagesse ou en disposer une ou plusieurs supplémentaires.

Pourquoi y a-t-il un manque d’espace pour les dents de sagesse?

Une théorie décrit la diminution de l’espace disponible pour les dents de sagesse est attribuable à une absence d’usure interdentaire dû à une diète de nos jours en majorité molle (aliments transformés) versus une nourriture jadis plus abrasive (viande cru).

La préservation des dents permanentes (adultes) par un succès des mesures préventives d’hygiène contribue également à ce manque d’espace qui aurait été disponible avec la perte de dents. L’alignement des dents dans le cadre d’un traitement orthodontique utilise souvent l’espace disponible pour l’éruption des dents de sagesse.

Est-ce que je serais moins sage si j’enlève les dents de sagesse?

La sagesse ne vient pas des dents de sagesse bien sûr… Selon le philosophe Cléanthe, cette appellation est reliée au moment où la pensée de l’homme murit.

Pourquoi doit-on enlever les dents de sagesse?

Histoire d’Infection :

Les dents de sagesse de par leur position peuvent créer une difficulté ou impossibilité de maintenir une hygiène. Par ce fait, ils sont aptes à s’infecter.

 

Prévention d’infection :

Les dents de sagesse incluses peuvent ressurgir dans la cavité buccale par un phénomène de résorption osseuse au pourtour de celle-ci qui est accéléré par la mise en charge de cette région (trauma d’une dent de sagesse supérieure), perte d’une dent adjacente, facteurs extrinsèques (fumer, diabète). Donc l’extraction préventive des dents de sagesse peut prévenir l’infection de ceux-ci plus tard avec l’avantage de diminuer les risques associés de cette chirurgie à un âge plus tardif.

 

Prévention de résorption dentaire :

Les dents de sagesse peuvent dans de rares cas créer une résorption de la dent adjacente (perte de la surface de la dent).

 

Prévention de caries :

La position de certaines dents de sagesse peut créer une situation ou la dent adjacente pourrait être plus apte à carier dû à la difficulté d’hygiène et l’impaction de nourriture.

 

Prévention de trouble parodontale :

La position de certaines dents de sagesse peuvent créer une situation ou la dent adjacente subi une perte osseuse-déchaussement de gencive (perte de support) dû à la difficulté d’hygiène et l’impaction de nourriture.

 

Kyste ou tumeur bénigne associée à la dent de sagesse :

La dent de sagesse se forme dans ce qu’on appelle un sac folliculaire. Ce sac peut subir une transformation kystique ou tumorale dans environ 5% de la population. Lors de l’extraction des dents de sagesse, nous procédons à l’ablation de ce sac en prévention.

 

Changement d’occlusion :

L’éruption aberrante des dents de sagesses peuvent créer un changement d’occlusion chez certaines personnes (changement dans la position de fermeture des dents).

Quels sont les imprévus possibles?

Infection de la plaie :

Une infection peut se manifester au site d’extraction d’une dent de sagesse. Elle se déclare par de l’enflure ou augmentation après le troisième jour de l’extraction, enflure induré (non molle), rougeur, purulence. Des antibiotiques prescrits en traitement de l’infection est souvent la solution lorsque celle-ci est interceptée tôt… n’hésitez jamais dans le doute de rappeler la chirurgienne.

 

Alvéolite :

L’alvéolite est la perte du caillot sanguin au niveau de l’enveloppe osseuse de la dent jadis. Cet os au pourtour meurt et crée en soi une douleur. Cette douleur peut être très importante et se manifeste souvent 3 à 5 jours après l’extraction. Le meilleur traitement est la prévention (ne pas cracher, ne pas boire avec une paille, ne pas fumer et garder la plaie propre). Cette douleur est facilement soulagée avec la mise en place d’un médicament dans l’alvéole de la dent fait par la chirurgienne.

 

Trauma nerveux :

Les dents de sagesse sont en proximité de deux nerfs crâniens : le nerf dentaire alvéolaire inférieur (branche du nerf trigéminal) qui donne la sensation au niveau de la lèvre, menton, gencive et dent du même côté. L’ablation d’une dent de sagesse peut léser ces nerfs de façon temporaire ou, rarement de façon permanente. Parfois afin d’éviter un trauma au niveau de ces nerfs, la chirurgienne peut décider de laisser un fragment dentaire en place qui se trouve en trop grande proximité. La radiographie panoramique et dans certaines circonstances la tomographie des maxillaires (scan 3D) permet de mieux évaluer la position de ces structures par rapport aux dents de sagesse. Ainsi, une évaluation des risques versus bénéfices de l’extraction peut être établit par la chirurgienne.

 

Communication oro-sinusale :

Les racines dentaires des molaires supérieures peuvent se trouver en proximité des sinus maxillaires. Lors de l’extraction de ceux-ci; une communication oro-sinusale peut survenir. La chirurgienne buccale et maxillo-faciale est habileté pour facilement fermer la communication advenant qu’elle survienne. Des précautions sinusales (évitez de se moucher, éternuez avec la bouche ouverte, évitez la manœuvre de Valsalva (sous l’eau au toilette ou souffler le nez pincé pour débloquer les oreilles).

 

Endommagement de dents adjacentes :

La chirurgienne buccale et maxillo-faciale par son expertise porte très attention malgré l’accès difficile de ne pas endommager les structures dentaires et osseuses adjacentes. Par contre, certains dommages, comme mentionnés plutôt; peuvent être déjà présent par la position de la dent de sagesse.

 

Douleur myofasciale et temporomandibulaire :

L’extraction des dents de sagesse peut créer une tension-spasme au niveau des muscles masticatoires ou de l’inflammation au niveau de l’articulation temporomandibulaire. La chirurgienne buccale et maxillo-faciale est habiletée à travailler rapidement et de façon atraumatique pour réduire ces effets.